J’aime bien l’Endurose parce que c’est le seul moment dans l’année où mes copines françaises et italiennes sont présentes sur un même événement… Ca c’est cool ! C’est seulement trop court, et je n’arrive pas à passer tout le temps que j’aimerai avec les unes et les autres L Faut choisir son camp pour son équipe, et aussi pour sa soirée, et aussi sur le paddock, et aussi pour encourager lors du cross final… Dur dur !!
Comme l’année passée je fais équipe des Toolenduro Easy Girls avec Marion et Nath. Sauf que la pauvre Nath se retrouve à une trentaine de numéros de nous… bouh… Pour moi numéro 13, je décide que ça me portera chance, et pars avec l’objectif de finir DANS LES TEMPS.
L’ambiance commence déjà à Courmayeur, où les premières italiennes passent jeudi midi, pour une pause déjeuner bien sympa. Elles sont à fond, ouh la la y a de la motiv’ pour massacrer (sportivement) les françaises !! J’aime leur esprit de groupe, et comme toujours leur enthousiasme me gagne. Ca va envoyer du gros samedi !
Après un détour dans la maison de mon enfance, arrivée vendredi début d’apèsm à Beaujeu. Evidemment Alice et Fred sont déjà là, Ludivine me file la moto d’Olivier (merci merci merci), on part repérer les spéciales avec Alice et sa cousine… enfin, seulement la banderolée qui d’ailleurs ne l’était pas, banderolée… ni fléchée… J’adore repérer les spéciales avec Alice, elle te commente tout (ce qui est réellement utile), sauf que quand elle dit bon alors là je vais sauter 5-6 m donc faut que je prépare le virage avant, toi t’es morte de rire parce que tu sais pertinemment que 1, tu ne vas rien sauter, 2, le virage à 15 km/h t’auras large le temps de le prendre correct.
Retour Beaujeu, Fred est en pleine discut’ avec Nazza le coach de choc des italiennes, ça me fait plais’ de voir que les 2 camps se rapprochent. Arrivée de mes coéquipières et de toutes les toolenduristEs. Les italiennes sont organisées et cette année ont des motos aux normes, ouf. Je tchache un mot en français un mot en italien, c’est comme ça que je me sens bien, entourée de personnes que j’apprécie.
Mon assistance se fait attendre, boh, normal, j’imaginais bien qu’ils seraient à la bourre. Direction Quincié pour une super soirée tool, on met un visage sur le pseudo Calypso, elle me fait halluciner mais j’essaie de lui laisser son optimiste… Elle a 3h de moto dans les pattes, et elle veut finir un tour sans personne qui la suit?? bah, allez, je parie qu’elle passera 20 km… et encore…
Entre une douche solaire gentiment proposée par Béné, tout de suite, et une vraie douche dans le camping car de ma fameuse assistance, demain, je vote demain par flemmardise. Désolée pour le réveil en pleine nuit à l’arrivée du camion, on a bien essayé de couper le moteur et de le pousser, mais ca l’a pas fait…
Lendemain, je suis fatiguée, mais Eric me dope avec ses produits miracle et la forme revient. C’est décidé, je ne lâche pas Marion d’une semelle. Je sais qu’il va falloir laisser un bout de mon cerveau débranché… Allez Anne, tu peux le faire ! On commence tranquille, Marion essaie de se réveiller. La banderolée. Ben, une vraie cata… J’avance pas, je tombe une première fois dans le bois sur un virage bien glissant en mettant en butée le guidon, et je refais la même quelques min plus tard dans le sable… Tiens y a Ikoné ! Marion m’attend à l’arrivée, avec Olivier et Eric, je fais pas la fière… Et on repart.
Arrivée au CH avec moins de 5 min d’avance, Anthony avait annoncé des temps larges mais j’ai bien fait de pas y croire. Marion enchaîne devant moi, elle prend son rythme, derrière je lui laisse quelques dizaines de mètres car le terrain est sec et très poussiéreux, et puis de temps en temps elle s’échappe je ne la vois plus, surtout dans les montées, puis je la rattrape et reste de nouveau à une distance respectable. Retour Beaujeu, et on enchaîne sur le 2ème tour. Là, à la banderolée, Eric m’a dit, les virages dans le sable, j’y serai, tu me regardes. La première partie, déjà, ça passe mieux. Le bois, je ne tombe pas, même si j’avance pas. Arrive le sable… Eric est là comme promis, il mime l’accélération que je dois mettre, et HO ! miracle !! Ca passe tout seul !! Le pied !!
Le parcours me plait, rien d’insurmontable pour mon niveau actuel mais quelques passages à stress… Des gros cailloux, des dévers… J’ai chaud, j’ouvre l’ouverture en filet de mon nouveau pantalon Lady Off Road, trop bien, ça aère un max.
Pause déjeuner. Moi je l’aime bien cette pause. Ca donne le temps de manger tranquillement mes tartines de Saint Moret avec mon assistance et mon équipe, papoter avec les italiennes, halluciner sur Calypso qui après avoir explosé chaîne et carter, décide de repartir l’après midi…
Deuxième boucle. Orelly et son équipe mettent de plus en plus de temps à nous doubler, après les CH… Ben, on irait plus vite avec Marion, où ce sont elles qui sont fatiguées ??
Spéciale en ligne. Repérage, pour ce premier passage. Ouah !! elle est super chaude !! C’est étroit, y a des dévers partout, je comprends rien aux indications, un passage dans des troncs d’arbres faut pas s’en manger un, un oups dans un tas de cailloux qui roulent, une arrivée avec un virage de la mort… Je sens que je vais me traîner !!
Quincié. Mes supporters familiaux sont arrivés. Sous ce soleil de plomb, l’après midi va être longue pour eux… Heureusement il y a Carlos pour les distraire ;-) On passe dans le tracé du super cross, bizarre de passer là-dedans sans chrono ??
Et là on part pour une heure non stop. J’ai un peu peur de fatiguer avant… et de me faire larguer par Marion. Alors j’avale les trucs dégueu d’Eric mais qui font passer la fatigue. Bon, ça va, je la tiens… Je m’amuse au guidon, je flippe aussi, si elle n’était pas devant j’aurai déjà repris un rythme plus sécuritaire. Je reconnais la petite maison au fond des bois, la spéciale ne devrait plus etre bien loin… Et la voila ! Marion part devant je l’encourage (ben quoi, y a pas de spectateur, faut la motiver là !!), Anthony qui gère le départ est mort de rire, mais m’encourage à mon tour, non mais. J’y vais cool, laisse passer qui veut passer (c’est pas sympa de bouchonner dans les spéciales), et ne me gaufre pas. De nouveau Quincié, mon assistance a du s’endormir parce qu’elle n’est pas là, heureusement que je n’ai besoin de rien lol ! Dernier tour. Même pas envie que ça s’arrête, tellement je me sens bien sur cette moto. Le parcours me plait, je n’ai pas mal au bras, je ne tombe pas… Mais… est ce que j’aurai quitté le stade débutante ???!!
C’est la fin, j’ai envie d’une bonne douche, mais je me fais lyncher par Eric qui a décidé que j’étais une compétitrice (n’importe quoi), et que je devais faire ma série en super finale. Mais il est barge !! Il veut ma mort !! Moi, partir avec une bande d’allumées toutes sur la même ligne ??!! Je refuse catégoriquement. Mais ils s’y mettent tous, à me faire culpabiliser, Olivier, Marion, Fred, Béné, et la cerise sur le gâteau, Nath qui a abandonné mais décide de se rhabiller juste pour ça… Bon ça va, je reste crade jusqu’à ma série, mais il est totalement INTERDIT de rigoler quand j’arriverai dernière, ok ?? Pour compléter mon assistance de choc, Natasim junior se charge de me pousser la moto jusqu’à la grille. Je me sens chouchoutée, c’est assez agréable comme impression… Bon, et comme prévu j’arrive dernière et tout le monde tient sa promesse, pas de rire sarcastique.
Calypso. Impressionnante . Elle est là, tout pimpante, et nous annonce tranquillement qu'elle a finit son tour... Ouahou!!! Là c'est clair elle a la gnac... Je lui donne jusqu'à la 3C 2007 pour me mettre la patée...
Super finale. Je ne sais pas sous quel drapeau me mettre… Finalement je navigue entre les deux, et bien que la tension entre les 2 camps semble moins tendu que l’année passée, des remarques désagréables (françaises) m’irritent un peu les oreilles. Que d’incompréhension entre ces 2 peuples pourtant si proches dans l’histoire…
Maintenant c’est la bourre, on charge tout, c’est le début des vacances, direction Ancona, on va rouler toute la nuit. A bientôt tout le monde, encore une très belle journée, j’ai hâte de vous revoir !