Dimanche 30 avril 2006

Nazzareno mi ha fatto promettere di non essere in ritardo... Mi alzo alle 4.30 del mattino per poter essere a Pontedera, Toscana, alle 9.30. Il manager dell'Old Farm Racing mi accoglie con il figlio Marco, e si mettono subito al lavoro : mi montano l'attrezzatura da Rally sulla piccola Easy. Dopo 3 grosse ore di sudore, di fili troppo lunghi e di montaggio delicato di piastrina, mi mostrano il risultato : un roadbook che gira, un trip che conta e dei pulsanti che cambiano le funzioni : PERFETTO ! Grazie !!!

Enrica arriva direttamente dall'Africa, matta come sempre, faccio la conoscenza di Erika anche lei francese, le sorelle Paola e Debora mi spiegano come c... funziona questo raod book, scopro che Bubby è meno orso che pare, Pier e Lorenzo sono in ritardo, il Papa di Marta mi scrive il mio nome sulla moto con un cuore... Ma che team che ho integrato !!!

Dopo il briefing imparo velocemente come è fatto il raodbook, cosa vuole dire SPP o ancora LAP... Spero di ricordarmi di tutto. Ma... Con questa grossa cosa davanti, potro ancora vedere la strada??!

Domenica mattina, al caldo nel sacco a pelo, sento la pioggia battere sul tetto del furgone... NO... Non voglio essere bagnata... Non voglio combattere il fango... Non voglio avere acqua sulla maschera...  Bouh. Esco, l'umore torna un po' quando vedo Lucia venuta a vedere la gara, sono contenta di vederla. Indosso l'armartura, il casco, smette di piovere (yes!!) e hop partita alle 9.15.

Il primo pezzo mi sembra facile. Asfalto, strade bianche, arrivo anche in anticipo al controllo orario (CO). E se è tutto cosi, sono salva... Ma... Comincia la prima prova, Debora davanti a me si incastra nel passaggio di un ruscello, faccio fatica ad uscirne anch'io, davanti Marta ha fatta la caduta della giornata e se è presa la moto addosso... Una volta fuori dal buco, la aiuto, seguo gli altri (mai farlo !!!) e... manco il controllo. Ecco. Le difficolta comminciano.

Continuo senza pensare al tempo, guardo solo la strada, il roadbook, provo a non perdermi, pensavo che sia piu difficile da seguire, ma alla fine il mio più grosso problema è di memorizzare la nota seguente, senza dover leggerla 10 volte (che può diventare pericoloso, perchè tutto il tempo che leggi non guardi dove vai...). I paesaggi sono bellisimi, le colline sono tutte verdi, passiamo attraverso paesini piccoli, solo il fango molto viscido attenua un po' la gioia di essere qua, sulla moto, in mezzo alla natura, in un posto straniero.

Il pezzo a salire nel torrente (ok, era solo un piccolo ruscello, ma una volta dentro mi sembrava enoooorme) era tosto. Penso ai corsi che ho seguito gli anni precedenti : stare calma, respirare, non mettere i piedi a terra... Quindi avevo tutta la mia concentrazione sulla guida, e non potevo in piu seguire il road book... ho seguito gli altri... e ci siamo sbagliati. Grrr !

Arrivata all'assistenza. Non sono neanche in ritardo ! Ho anche il tempo di mangiare mentre Pier mi cambia il road book.

La seconda parte della giornata, ho sofferto mOOOlto di piu. Non so se era la stanchezza (190 km sono lunghi, per riprendere la moto dopo 5 mesi di sci), o se il percorso era più duro... Arrivo al CO3 con 12 min di ritardo. Debora anche lei non sa come abbiamo fatto per prendere 12 min... Eravamo a 100 % delle nostre capacità ! Arriva la seconda prova, e l'inferno comincia... Nel fango, la mia moto scivolava dappertutto, da davanti, da dietro, sono caduta e ho rialzato la moto mille volte, ad un certo punto sono caduta in una buca, si è storta la leva del cambio e non potevo assolutamente piu cambiare le marce con il piede... Ho fatto i 10 km finali della speciale in seconda. In una curva in salita, mi incastro ( la Easy è una bellissima moto per chi ha le gambe corte ma si incastra facilemente), l'assistenza mi aiuta, formo un tappo dietro di me (oups), si incazzano ma alla fine sono anche loro obbligati a chiedere aiuto. Uno con l'aprilia viene a finire tra la mia pedana e la sua catena, si agita ma se mi muovo io gli spacco la catena in due... L'INFERNO !!! Arrivo morta alla fine della prova. La croce rossa mi propone acqua, zucchero... Be... A dire la verità avrei più bisogno di un meccanico per sistemarmi la leva del cambio, perchè VOGLIO FINIRE. Mancano 30 km, non mi fermo qua, piuttosto brucio il motore in seconda. Il mio salvatore sarà il numero 133, che mi smonterà la leva, si spaccherà un ditto a ridrizzarla, e mi seguirà fino alla fine della gara... Grazie grazie grazie !

Ho finito morta ma contentissima. Che figata questo roadbook, gestici molto meglio il percorso, ti senti piu attore che spettatore... Devo farne la pubblicità in Francia, di la non c'è una cosa simile a mia conoscenza. Poi questo team è favoloso, Nazzareno è molto simpatico e preciso, gestice l'assistenza con brillantezza. Punto scuro della giornata : Paola si è fatta male al ginocchio, e alla caviglia :-(( Speriamo che sia solo una piccola distorsione. Enrica finisce terza, e Erika seconda. Io... seconda se parti dalla fine !! E va be, ho finito, mi sono divertita, sono stanchissima e quindi felice ;-)

Qualche foto qua...

Par Anne Downhill - Publié dans : summer - enduro
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Dimanche 23 avril 2006

On ne change pas une équipe qui gagne, c’est bien connu, et donc à qui ai-je pensé pour ce raid?? Damien évidemment… Bref, après une telle journée mercredi, je n’allais pas laisser passer l’occasion de recommencer, et jeudi je montais sur pied notre équipe ‘Powered by Gravity’. RDV samedi soir à Tignes pour le prologue, puis une soirée en resto d’altitude, bivouac (au chaud) dans la salle, et pouvoir démarrer très tôt notre GRAND RAID TARENTAISE TOUR.

Au prologue Damien revoit ses ambitions à la baisse : ils ont l’air d’envoyer fort quand même, finir dans le milieu de classement sera dur (hé, je te l’avais bien dit que ça serait déjà beau si on terminait entier !!).

La soirée est sympa, je revois des têtes connues, Damien s’intègre dans ce milieu où la quarantaine de coureurs et la dizaine d’organisateurs se connaissent déjà. On passe le film de l’an dernier, et tout le monde part se coucher tôt.

Dimanche matin, sur le qui-vive à 6.30. Premier départ à 7.30, pour la Combe des Constantin, juste sous le resto. Nous sommes l’équipe 6, dans l’ordre inverse des temps du prologue. Il a neigeoté pendant la nuit, une fine couche de neige fraîche s’est déposée sur nos traces de la veille, hum. 3-2-1-go, Simi nous donne le départ et on s’élance dans ce 1er parcours. Damien file devant comme un avion, et je garde mon sang froid pour aller à mon rythme et ne pas m’en coller une, ca ferait désordre…Au 2/3, la neige devient croûtée +++, je n’arrive plus à faire 2 virages enchaînés, la galère commence ! Damien reprend son souffle au milieu de la combe en m’attendant, je sens l’acide lactique se déverser dans mes cuisses, j’évite les rochers finaux et on arrive déjà morts en bas… Ca promet ! Les forts arrivent derrière nous à Mac12, ils n’ont pas de problème en neige croûtée car ils tirent… tout droit. Les rochers finaux n’ont fait peur qu’à moi, ils les sautent avec une aisance déconcertante.

En bas un bus nous attend pour nous porter au départ du télésiège, qui ouvrira ses portillons pour nous avec une demi heure d’avance. Il est 8.30.

Nous voila au départ du col des Vé, pour la descente sur Champagny. On attendra quelques minutes, le temps aux traceurs d’arriver en bas de cette longue (et plate) spéciale. Les nuages font place au soleil, on profite du paysage. Devant nous les premiers surfeurs s’élancent et… déchaussent aussitôt pour ramer… La descente sera longue pour eux… Nous prenons à notre tour le départ et je regrette très vite de ne pas avoir investi dans de grosses rondelles, nos bâtons de pistes s’enfoncent d’un bon mètre à chaque poussée, ce qui nous fait perdre une énergie folle. Enfin, heureusement qu’on a farté ! La seule combe du parcours est croûtée, recommence la galère pour tourner, d’autant plus que mes cuisses surchauffent… Damien en profite pour me rattraper (héhé, le plat, j’en fais mon affaire !), et on finit ensemble, 18 min après être partis, suants et haletants. Les autres arrivent, Jacques manque de s’exploser contre le mur du chalet, et on s’embarque sur la piste de ski à moitié fondue de Champagny. En bas nous attendent de l’eau (yes !!) et des bananes, il est 10.30 et je suis déjà explosée… Il fait beau et chaud, j’aimerai profiter mais on embarque déjà dans un car qui nous portera quelques kilomètres plus bas, à la télécabine.

Nous voilà dans un univers qui m’est familier… On monte jusqu’à Roche de Mio pour atteindre le haut du couloir du Rosset, qui bascule sur le glacier de Bellecote. Il est un peu plus de 13.00. La montée m’a permis de récupérer un peu, mais je sais que pour la fin de la journée je devrais rester en mode ‘conservation’, pour espérer finir entière. Et dire que je pensais avoir des cuisses !! Damien, lui, a bien progressé cette année et semble beaucoup plus frais que moi. Le couloir commence par une corniche qui doit faire 1m50, les surfeurs tapent un saut très stylé dessus mais moi je le sens pas, et commence par perdre 10 bonnes secondes pour rejoindre un passage qui me semble plus raisonnable… D’autant plus que l’équipe numéro 4 vient de perdre un de ses 4 genoux. Ca refroidit direct. Le haut du couloir demande un peu de précision, car les barres rocheuses ne sont pas loin et la chute n’est pas conseillée. La neige est maintenant revenue, et à mon goût et plus simple à skier. Le couloir s’élargit et j’essaie d’envoyer un peu plus… Trop au goût de mes fix qui déchaussent. Aie ! Damien va me tuer !! Vite, je rechausse ce traître ski et m’élance dans les bosses en essayant de ne pas skier comme une bourrine. Sur le dernier quart de la pente j’estime pouvoir tirer tout droit jusqu’à l’arrivée, je vois Damien qui m’attend pour passer la ligne, j’ai du mal à garder mon équilibre car la glisse de la neige est très irrégulière, et juste avant d’atteindre la banane d’arrivée je tombe lamentablement en laissant un de mes skis se freiner beaucoup trop par rapport à l’autre… Le problème dans l’histoire n’est pas la honte prise devant tous ces frappadingues, mais c’est mon épaule déboîtée… Tenter le passage de ligne avec un bras en moins semble illusoire, il faut trop pousser… Je choisis donc l’option ‘arme fatale’ et remets cette p… d’épaule en place. Damien trépigne, on passe la ligne et je m’écroule de fatigue juste derrière. Heu… S’il te plait Damien ne hurle pas !! Je le sais que j’ai fait une manche de mer…, mais là je crois être à bout… T’auras au moins une excuse pour expliquer notre dernière place : C’EST SA FAUTE !!

Bon, en attendant on regarde les autres s’élance dans la pente, et au fur et à mesure que les numéros de dossards augmentent, les virages diminuent, et ces tarés finissent par s’élancer dès les premiers mètres en trace directe… D’en bas on ne voit que le dessous des skis voler au dessus des bosses, il semble impossible de pouvoir gérer une trajo, et en effet, d’impressionnantes chutes vont couronner ces prises de risques quelques peu exagérées…

Direction le glacier, couloir du Cairn, pour redescendre sur Peisey. L’avalanche au fond est énorme, vu d’ici elle semble si loin… Je demande : ‘mais la fin de la spéciale, c’est avant ou après l’avalanche ??’ ‘APRES !!’. Ah, eh bien on va faire un peu de boardercross alors, et heureusement que je n’ai pas pris un snowboard, parce que slalomer dans ces gros blocs de neige dure, c’est pas qu’en snowboard ça soit tant facile… Bon le couloir du Cairn, je connais, mais pas à toc. Et puis je en glisse plus du tout, la neige colle un max, mes jambes ne sont plus que deux bouts de bois sans aucune élasticité… C’est pas gagné. Mode sauvetage obligatoire. J’enchaîne les 3 premiers virages avant de de nouveau souffrir. Damien m’attend patiemment. Et puis… C’est de nouveau la chute par un ski qui reste planté dans la neige molle. Une longue traversée, j’essaie, de laisser courir, et à la réception d’une légère bosse, je redéchausse. Là, je suis plus embêtée, car mon ski est resté planté une dizaine de mètres plus haut. Mais chanceuse je suis, chanceuse je resterai, un des jeunes qui nous suivait se gamelle à l’endroit exact de mon ski quelques secondes plus tard, et me l’envoie. Merci merci merci !! A l’entrée de l’avalanche, je me suis déjà arrêtée sur le parcours pour reprendre des forces, des équipes nous ont déjà dépassé, Damien garde son sang froid et ne dit rien. Le passage de l’avalanche formé par les passages répétés de skieurs est étroit, et les foutraques arrivent derrière moi à Mac12… Je choisis l’option ‘pierres et branches arrachées sur le coté’ plutôt que de me faire assassiner à l’arrivée J . De toute façon mes semelles ne sont plus à çà près, aujourd’hui. On arrive au fond en 16 min, je suis impressionnée par ce temps record, mais qui n’a malheureusement rien de comparable aux 6 petites min des premiers… MAIS COMMENT FONT ILS ???!! On se restaure à l’ombre des arbres, ici aussi le printemps reprend ses droits. Comme nous avons une grosse heure de retard, il est 15.30, j’imagine un instant pourvoir échapper au supplice d’une dernière spéciale… Mon corps crie grâce, je déchausse trop facilement dans cette neige mais n’ose pas resserrer les fix de peur de me faire mal, tellement je ne tiens plus sur mes jambes… Non, nous voila parti sur Villaroger.

Combe des Lanchettes. Je sais qu’en bas de la descente, je pourrai souffler et être heureuse d’être encore entière. Mais en attendant, va falloir encore assurer. Le temps se refroidit. On descend cette jolie combe (repère bien Damien, faut qu’on revienne !), on se fait doubler tellement j’avance pas, mais ne tombe pas. C’est décidé, l’année prochaine, on prend du fart liquide, sérieux  c’est trop galère de rester scotché sur cette neige. Et tant pis si ca fait prétentieux pour mes maigres prestations, là franchement c’est indispensable. Le ridicule ne tue pas.

Il est 17.30, je ne pense pas avoir un jour gardé mes chaussures de ski aussi longtemps au pied. On rentre en car sur Tignes où nous attend un super barbecue. Je suis explosée, mais vivante, avec tous mes tendons et tous mes os intègres, une fois de plus j’en ai pris plein les yeux et plein les jambes, Damien projette déjà l’année prochaine, c’est top, vive la vie.

Les photos sont ici.

Par Anne Downhill - Publié dans : winter - ski
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Mercredi 19 avril 2006

Hier dans la benne, je rencontre un francais qui me fait bien penser à un organisateur du

Grand Raid Master d' Evolution 2

... Gagné. On échange quelques mots et nos numéros, il m'invite au pot d'accueil le soir meme. Nous décidons avec NPE d'y aller ensemble. Sur place, le briefing est commencé, on fait les présentations, je comprends alors que dans l'assemblée il n'y a QUE des grands noms du freeride francais... Ca m'intimide quelque peu... ;-) Regis l'organisateur m'annonce une extra bonne nouvelle : un désistement, y a une place pour moi dans l'hélico. QUOI ???!!! Ya une place pour moi???! TROP SUPER MEGA COOL !!! Coup d'oeil interrogateur sur mon président, ben il a l'air OK, trop top. TOP TOP TOP.

L'équipe est très ouverte et m'intègre direct. Nous partons diner tous ensemble, je reconnais Laurent avec qui j'ai passé le permis moto, le groupe est relax et je me sens bien. La nuit est un peu plus agitée : mais comment vais je tenir le rythme??? est ce que je n'aurai pas fait une betise en acceptant???

Ce matin, ARVA - casque - dorsale - pelle - sonde, je suis fine prete. un saut au bureau pour traiter les affaires urgentes, Lorenzo fait taxi jusqu'à La Palud (merci), et nous voila dans cet enchainement des 3 téléphériques menant à la pointe Helbronner. Connaitre ce premier itinéraire, le Glacier de Toula, ca me rassure un peu, quoi qu'il arrive meme s'ils m'abandonnent seule livrée à moi-meme je retrouverai toujours le pavillon ;-)) Les escaliers sont toujours aussi longs et stressant, mais la sortie se fait beaucoup mieux que la dernière fois où on l'a fait avec Edy, suffit de chausser et hop! c'est bon. Les autres déconnent, le temps est au beau fixe, je profite de chaque instant. L'orga s'agite pour tracer, je décide de partir avec un journaliste qui m'a l'air plus calme que les 2 jumeaux que NPE m'a présenté et que je devais suivre... On se place à un endroit stratégique de la course, la neige est béton, il devrait y avoir du spectacle. Les snowboarders passent en premiers, ils sont impressionants, ils maitrisent en se suivant à 5 m l'un de l'autre. Puis les jumeaux (j'ai bien fait de pas les suivre, ils sont à bloc!!), pof, ils disparaissent derrière les serac, puis... une MONSRUEUSE gauffre, je vois un type perdre ses skis puis faire le pentin sur la neige dure sur 200m... Pendant un instant je le crois mort. Mais non, il bouge, se relève, son coéquipier lui ramasse le matos... Il abandonnera la course mais pas les runs. Ils sont trop tarés !! Les autres concurrents défilent à des vitesses vertigineuses, entre chaque j'essaie de descendre de quelques mètres pour ne pas arriver après la bataille, la descente est toujours aussi bonne, le paysage toujours aussi beau, et je suis heureuse. Après le passage de la dernière équipe, je suis encore à mi parcours, et aide l'orga à détracer. Ouf, enfin utile :-)

A pavillon, les rotas d'hélico s'organisent, les hélicos défilent. Je monte devant, c'est super impressionant, je vois notre beau domaine skiable de Courmayeur sous un angle inconnu... Les sensas' sont très très bonnes, ca vaut tous les manèges de la terre.

Nous sommes tous maintenant en haut du Petit Mont Blanc. On change pas une équipe qui gagne (lol), et pars de nouveau avec le journaliste. Mais... la neige est bien croutée et je m'en mets une dès le deuxième virage. J'avais prévenu les grands champions qu'en cas de chute c'était pas la peine de glousser... Et ils se sont abstenus de commentaires :-) Les concurrents bombardent comme des avions, ils tombent pas en virage puisqu'eux, ils vont tout droit... Le parcours est très sympa, pas de difficultés, sur la fin la neige est revenue et le run se transforme en balade d'une beauté exceptionnelle dans cette immensité blanche.

Deuxième dépose en haut du Mont Fortin. La sortie me semble un peu costaude... Nous prenons donc de l'avance pour ne géner personne, et on se poste sur un échappatoir du couloir. J'ai dérapé tout le long tellement c'était raide et ca me faisait flipper de décrocher, les concurrents envoient des courbes de la mort à 2 m des barres... ILS SONT TARES !!! Dans la grande pente qui suit le couloir, ils envoient de nouveau droit à MAC12, je prends mon temps et profite de chaque mètre pour appuyer une bonne courbe, de toute facon j'ai pas le choix, plus vite j'ai peur. Fin du run avant le chemin d'été. On ramasse tout le matériel, tout le monde semble aux anges, on s'engouffre sur le chemin qui nous ramène à Zerotta. Remise des prix au Christiania, les jeunes ont battu les anciens, l'ambiance est bon enfant, il est 14h et je me demande comment je vais pouvoir ratterrir de mon nuage pour bosser un peu cet aprèsm'...

Un ENORME merci aux organisateurs d'Evolution 2 pour m'avoir fait une petite place (et à NPE pour m'avoir laissé y aller), un ENORME RESPECT aux concurrents qui ont tracé des courbes inimaginables et rempli ma tete d'images extraordinaires...

quelques photos ici.

Par Anne Downhill - Publié dans : winter - ski
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Dimanche 16 avril 2006

Tout est parti d'un prospectus reçu au bureau...

Le X WING RALLY

8 épreuves aux 4 coins des 3 Vallées, à parcourir par équipe de 3, le lundi de Paques. Direct, j'attrappe le téléphone : Damien ! t'es dispo lundi 17??! Olivier le parisien, qui passe le WE à La Plagne, fera notre 3ème co-équipier.

Aux yeux d'Olivier, l'épreuve la plus dure est de se lever à... 5.30. On a rendez-vous à Meribel à 7.00, faut pas trainer. On se faufile (enfin, si vous regardez la photo vous comprendrez qu'une seule a la taille réglementaire pour se faufiler...), et à 7.15 on avait déjà les dossards, direction le petit déj.

8.30, on bouillone, les remontées tardent à ouvrir, on décide de filer à Val Tho où se trouve le KL, ca ira plus vite sur neige glacée que dans la soupe. Le plan des pistes (qui est en fait un plan des remontées car aucune piste n'est indiquée) n'est pas super explicite... Voila le KL. Je m'élance en 1er pour avoir le temps de prendre une photo des garcons en bas, et paf, je tombe dès le 1er pas d'élan en m'empetrant dans mes batons... Fou rire général. Ca commence bien ! Bref, 96 km/h pour moi, 99 pour Oliv et ... 103 pour Damien. Beau score !

Direction le 1er skieur cross. Là on attend, un hélico arrive pour le 1er blessé de la journée... Ca met dans l'ambiance. Effectivement, en repérant, le border est béton, avec 2 passages traitres... On va y aller cool ! On part à 3, le temps compté est celui du dernier ayant franchi la ligne d'arrivée. Stratégie de course : Damien devant, Oliv, puis moi. Heu... 1ère difficulté, Damien s'explose, on l'aide à rechausser et on file tous les 3 vers l'arrivée. Bilan : un menton bien écorché et une pizza sur la hanche. Aie... Oliv a la pression, manque sa chute !

Direction les Ménuires pour le Derby de la Masse. Une grande piste de noire pleine de bosses, avec des passages obligatoires, tout le reste en libre. Damien fait la trace, je le suis, Oliv s'assoit un peu sur les skis dans le 1er virage mais nous rattrappe. On finit les cuisses en feu, en 1min27, le temps record à cet instant de la journée étant... 48 s, mais comment font ils, j'étais à fond là !!

Toujours aux Ménuires mais sur l'autre versant, on doit trouver l'épreuve de ski synchro. Tout en rejoignant la piste, on essaie de s'entrainer... c'est pas gagné... Damien trouve que je tourne trop court, que je vais trop vite... Zut quoi, la danse sur ski c'est pas mon truc. On galère un peu pour trouver le départ (fallait prendre le télésiège, j'vous dis!), ca nous permet de visiter :-) Et comme prévu, on a pas fait une grosse perf sur la démo.

Le télésiège sensé nous mener au départ du 2ème skieur cross, sur Meribel Mottaret, est d'un long ! Damien calcule : il est 12.30, le temps qu'on arrive en haut il sera 2h de l'apres m' et on aura pas le temps d'aller manger... Il y a une queue infinie au border, on va poireauter une grosse demi heure... Le type de l'orga est sympa, on déconne un peu. Changement de tactique, je passe devant, les garcons suivent. Ce border est plus simple, faut de la glisse dans les woops, un petit saut en virage, pleins de portes relevées bien creusées dans la soupe... On gère.

On fait une croix sur le buffet savoyard et on file au Derby de la Maudit. Une famille anglaise part devant nous, l'orga nous fait partir, Damien-Oliv-moi, les garcons filent à une allure vertigineuse sur une piste facile mais sans visibilité... Je me relève souvent (oups). A l'arrivée on double les anglais, finalement les garcons ont du me mettre que 2 ou 3 sec, ca va l'honneur est sauf.

Pour accéder au Freeride sur Courchevel, on doit emprunter d'après le plan le télécabine de Burgin à Meribel... Sauf qu'à Méribel, on ne trouve qu'une télécabine de Saulire... Bon, je devrai le savoir pour avoir logé sous cette télécabine pendant 3 mois... Mais c'était en été, et le nom des RM, moi j'en sais rien. Bref, je me promets d'écrire à mes chers collègues pour leur parler de cette absurdité. Au freeride, un peu de queue, on retrouve une équipe locale connue... Je passe devant et les garcons peinent à me rattrapper. La luminosité a baissé, on ne distingue pas bien le relief, c'est vraiment pentu et il y a des grosses bosses partout... Les cuisses commencent à crier grace, mais on arrive en bas sans chute, yes.

Dernière épreuve, slalom XXL, on comprend qu'en se débrouillant bien seul le temps du plus rapide compte, on part donc Anne Oliv et Damien pour le temps. Mais... le tracé c'est Beirouth, j'essaie d'assurer en y allant cool, Oliv me suit et... Damien se mange une gauffre mémorable. Je prends des photos et on se rentre tranquillement. Heu... c'est la fin de journée, en sortant mon appareil j'ai du laisser tomber mon forfait, il est perdu maintenant... Les employés des RM, sympas, me laissent rentrer sur Méribel. Ouf !

Contents de se changer, mais aussi super contents de la journée, on entasse toutes nos affaires trempées dans le fourgon et on se laisse tomber à la terrasse de la créperie, les garcons engloutissent un Kebab. A la remise des prix, les lots se succèdent par tirage au sort, Tshirt, serviettes, forfait journée... mais l'ultime lot, une semaine pour 4 personnes hébergement et forfaits... sera pour NOUS !! Ca sera la cerise sur le gateau d'une journée vraiment réussie, on a découvert les 3 Vallées en s'amusant comme des petits fous, c'est sur, l'année prochaine, on r'met ca !!

quelques photos ici.

Par Anne Downhill - Publié dans : winter - ski
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Dimanche 9 avril 2006

J'avais promis à Eric de participer à 'sa' course de Telemark, au Praz de Lys. En échange, je devais l'initier au snowboard dans l'après midi...

La journée s'annonce mouillée... De gros nuages tournoient dans les airs. Praz de Lys sous la pluie, 14 ans après notre séjour en famille ici, je cherche le batiment où nous avions loué, mais rien ne me revient. Jean Claude, un ex-CDA qui dirige maintenant la station nous accueille chaleureusement.

Ce qu'Eric ne m'avait pas avoué, c'est que la course n'est en fait rien de moins qu'une... Coupe de France. Ah... eh bien, le ridicule ne tue pas... allons-y pour cette Coupe de France. Retrouvaille avec Anne Laure, que j'avais rencontré l'année passée, elle rentre de blessure, toujours aussi sympa.

Après une longue attente, un saut retravaillé, un salage de la piste, la première manche part enfin. J'arbore fièrement un numero 13. But de la journée : descendre en sécurité, sans risque de blessure (la saison de moto arrive !!), et si possible sans chute histoire de ne pas etre disqualifiée. Mon tour arrive. Alors, 1ères portes, ca va vite, il faut que j'accente un peu les virages pour ne pas me laisser emporter et risquer de louper la suivante... Le saut arrive, je vois la fameuse ligne ou je peux me mettre en alpin, hop, petit chasse neige et je me laisse lourdement atterrir de l'autre coté du saut, mais suivant les conseils d'Eric, petite fente à l'arrivée pour ne pas prendre trop de pénalité quand meme. Les portes suivantes ne tournent pas, j'ai le temps de récuperer, arrive le loom (grand virage relevé à 360 degré), j'écoute Eric qui m'encourage, je reste en haut histoire de pas me faire applatir par la force centrifuge, et... le skating commence. Je souffle comme un beuf, la cote est dure, heureusement que j'ai écouté Eric et pris les batons de ski de fond... Je me mets pour les portes suivantes en mode sauvetage, je n'ai plus de souffle et mes cuisses ont du mal à répondre, l'arrivée est là, ouah c'est sportif leur truc.

Bon, c'est pas tout, mais le plus drole c'est quand meme d'aller admirer les autres et je me remonte au saut pour voir passer les garcons. Entre les chutes et les sauts de crapaud, d'autres envoient comme des malades... Impressionant.

La 2ème manche aura lieu, je prends mes marques, j'avance un peu plus, mais la marge est grande ;-)

Fin de la course, j'ai beaucoup aimé le tracé, dommage qu'il ait fait mauvais et que nous ayons attendu tant de temps, mais bon... Pour l'initiation snowboard, c'est foutu pour aujourd'hui, mais Eric ne perd rien pour attendre... les Grands Montets ferment le 8 mai, on a encore 1 mois !

Par Anne Downhill - Publié dans : winter - télémark
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Dimanche 2 avril 2006

Prise en flag de merdouillage... Une Monfa très boueuse, et très joueuse ;-)

Vous remarquerez sur la gauche la belle Africa Twin encastrée !

Par Anne Downhill - Publié dans : summer - enduro
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Dimanche 2 avril 2006

02/04/2006 - La Monfa, Casale Monferrato

1ère sortie enduro de l'année. Toutes les copines italiennes étaient là, elles m'avaient manqué après 5 mois de neige !!

Par Anne Downhill - Publié dans : summer - enduro
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